• Mon amie Cathy a eu le bonheur de se rendre en Tanzanie  où elle a pris un nombre incalculable de photos magnifiques. Elle a décidé d'en faire un livre souvenir et m'a demander de poser quelques textes sur certaines de ces photos. Je vous les livre donc, je parle de mes textes, bien sûr !

     

     

     

    La girafe du Parc National de Tarangire

     

     

    Lentement elle a progressé

     

    Vers Tarangire, la rivière,

     

    Mais il lui faut se restaurer...

     

    Un acacia fera l'affaire !

     

    De son long cou elle domine

     

    Cette plaine qui l'a vue naître,

     

    Mais de prédateurs : aucun signe

     

    Des feuilles elle peut se repaître....

     

     

    Soudain le silence s'éteint.

     

    Elle tourne la tête et surprend

     

    Tout là-bas, au bout du chemin,

     

    Le regard des hommes blancs.

     

     

    Elle attendra qu'ils disparaissent

     

    Pour s'éloigner avec paresse

     

    Un baobab, fidèle ami

     

    L'abritera jusqu'à la nuit

     

    Photo 3 – Parc National de Serengeti

     

     

     

    S'il est un paradis sur terre,

     

    C'est le Parc de Serengeti !

     

    Le regard de l'homme s'y perd

     

    Par sa majesté ébloui !

     

    Les nuages ont épousé

     

    Le flanc sombre de la montagne.

     

    Le temps semble s'être arrêté !

     

    Peut-être Adam et sa compagne

     

    Y ont-ils un jour séjourné,

     

    A l'origine de notre ère....

     

    Est-ce là notre Terre-Mère ?

     

     

    Le Chef de Tribu

     

     

     

    Son regard incisif sur l'horizon posé,

     

    Le Chef de la tribu est ici le grand Maître !

     

    Il a cette assurance, et la sérénité

     

    Que lui ont inculqué son peuple et ses ancêtres.

     

    La voix des sages en lui, pour guide et pour conseil,

     

    Il reste là, assis, impassible, au soleil..

     

    Est-il un demi-dieu ou simple Chef de file ?

     

    Invoque-t-il les dieux, ou plutôt pense-t-il

     

    A la survie des siens, groupés dans le boma ?

     

    Nul ne sait, mais pourtant, chaque jour il est là :

     

    Fils Datooga d'un Datooga , et fier de son passé

     

    Il a pris aux anciens cette élégance innée....

     

    Il aimerait un jour transmettre à ses enfants

     

    Ce pouvoir éphémère qui est dû à son rang !

     

    Mai ils sont en danger, comme l'est son ethnie,

     

    Il a beau tout tenter, le ver est dans le fruit........

     

     

    L'enfant au ballon

     

     

     

    Un jour, la femme blanche de lui s'est approchée,

     

    Entre ses mains tendues un ballon a posé :

     

    Un ballon bleu azur, comme les océans........

     

    Un ballon ? Ce n'est rien, un ballon ! Et pourtant !

     

    L'enfant de Tanzanie qui ne possède rien

     

    Le regarde, éperdu de bonheur, et soudain

     

    Il se sent riche et fort, il possède la Terre !

     

    Il n'a pas bien compris que c'était éphémère,

     

    Mais il vit cet instant avec intensité :

     

    Ce ballon dans son cœur à jamais s'est gravé !

     

     

     

    La Tanzanie

     

     

     

    Un voyage, une quête, en pays Africain,

     

    Et remonter en soi par un autre chemin

     

    Vers l'essence de l'être et de ses origines,

     

    Parcours initiatique plus qu'on ne l'imagine.......

     

     

     

    Tanzanie, Tarengire, Parc du Ngorongoro,

     

    Serengeti, boma, baobabs, quelques mots

     

    Qui résonnent en nous tout au long du voyage

     

    Comme un cri étouffé remontant d'un autre âge !

     

    Des steppes et des monts sous nos yeux éperdus,

     

    Réveil vertigineux d'une autre vie perdue,

     

    Sensation douloureuse à force de bien-être

     

    D'être à l'endroit précis où l'on aurait dû naître !!!

     

     

     

    Gazelles, gnous, guépards, buffles et impalas,

     

    Girafes et éléphants, tous étaient déjà là !

     

    Noé y a laissé des traces de son arche,

     

    Il était là aussi, l'ancêtre patriarche !

     

    Même le lion royal et le singe malin

     

    Savaient qu'ils croiseraient un jour notre destin.

     

     

     

    Les enfants de la Terre captent notre souffrance,

     

    Les grands Olibanis soulagent nos errances......

     

    Mais quelque part en nous naît ce profond désir

     

    De revenir un jour pour ne plus repartir !!!

     

     

     

    Les danses des Masaï dans le soleil couchant,

     

    Effacent à la fois la distance et le temps,

     

    Envoûtant rituel aux portes du passé

     

    Donnant force de vie à nos sens apaisés.

     

     

     

    C'est un voyage au bout de l'extrême

     

    Nul ne peut en sortir indemne

     

    Une plongée en eau profonde

     

    Jusqu'aux origines du monde..........

     

     

    FEMMES

     

     

     

    Pour accueillir les étrangers

     

    Les femmes se sont parées

     

    De coiffes et de grands colliers

     

    Patiemment par elles assemblés

     

    Avec un savant savoir-faire.

     

     

     

    Elles sont belles, elles sont fières

     

    Un grand sourire les éclaire

     

    Nul ne pourrait imaginer

     

    Le lourd tribut qu'elles ont payé

     

    Jour après jour sur cette terre .

     

     

     

    Tout à tour  porteuses d'eau

     

    Bâtisseuses, mamans, maîtresses

     

    Portant leurs enfants dans le dos

     

    Sans montrer signe de faiblesse

     

    Sous la chaleur et le fardeau.

     

     

     

    De leurs villages elles sont les âmes

     

    Dignes de porter le nom de Femme.

     

     

    Le Lion

     

    Sous nos yeux de profanes

     

    Le roi de la savane

     

    a bien voulu poser.

     

    Son regard s'est perdu.

     

    Majestueux, repus,

     

    Il semble sommeiller......

     

    Mais son calme apparent

     

    Est un leurre, pourtant.

     

    Rien qu'à considérer

     

    Sa crinière puissante

     

    On peut imaginer

     

    Sa force sous-jacente !

     

    Il sent l'odeur de l'homme

     

    Et le tient en respect...

     

    Il peut le lacérer,

     

    Le dépecer, en somme.

     

     

    Le jour crépusculaire

     

    L'incite à la bonté

     

    Le King a mérité

     

    Son titre en ses terres,

     

    Il n'a rien à prouver.

     

     

     

    Avez-vous aimé ? je l'espère !

    Gibulène - Juillet 2017

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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